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14-01-2026 0 commentaires

Paris, le 11 décembre 2025Face à l’augmentation continue de la précarité alimentaire en France, le Collectif Amalté appelle à la création d’un Programme de Soutien Alimentaire et Nutritionnel (PSAN). Objectifs : sanctuariser les budgets alimentaires des plus précaires en garantissant un minimum de 100 € supplémentaires par mois et par personne, et renforcer les moyens des associations d’aide alimentaire.

 

Un dispositif concret, ciblé et inclusif

 

La France a de plus en plus faim. Son système social, pourtant l’un des plus protecteurs, n’est plus en mesure d’absorber la progression rapide de la précarité alimentaire. Le PSAN offrirait une aide budgétaire pérenne et ciblée, versée aux bénéficiaires via une carte de paiement spécifique et personnelle, utilisable uniquement pour l’achat de produits alimentaires dans l’ensemble des réseaux de distribution existants (épiceries, marchés, grandes surfaces, circuits courts).

Le PSAN s’adresseraient en priorité :

  • Aux 4,2 millions de bénéficiaires des aides sociales[1],
  • Aux 500 000 étudiants en situation de pauvreté,
  • Aux associations d’aide alimentaire habilitées, qui constituent aujourd’hui la clé de voûte de la lutte contre la précarité alimentaire en France.

Le PSAN permettrait d’augmenter les budgets alimentaires des personnes en situation de précarité alimentaire de 100€ minimum par mois. Il viserait également à renforcer de 100 millions d’Euros par an, les budgets alloués aux différentes associations d’aide alimentaire habilitées à recevoir des denrées, afin de répondre à l’inflation et à la hausse continue des besoins.

 

Un financement innovant, responsable et sans coût pour les contribuables

L’originalité du PSAN repose sur un financement pragmatique et vertueux : aucune dépense publique nette additionnelle pour les contribuables, mais un effet de levier massif grâce à l’optimisation de la Taxe sur les Transactions Financières (TTF) avec l’élargissement de l’assiette de la taxe pour y inclure les transactions intra-journalières, le trading à haute fréquence, et l’augmentation du taux de la taxe à 0,5 %, contre 0,4% actuellement.

Ces mesures génèreraient 7,2 milliards d’euros de recettes supplémentaires par an[2], ce qui permettrait à la France d’allouer 6 milliards d’Euros pour le financement global du PSAN[3], tout en générant 1,2 milliard d’Euros de solde positif pour les finances publiques.

 

« Notre proposition repose sur un principe simple : un impact immédiat pour près de 5 millions de Français, sans dépense publique nouvelle pour le contribuable et qui ne serait pas financée. Le PSAN constitue un réel levier de solidarité et d’action efficace, réaliste et durable pour les personnes en situation de précarité comme en témoigne l’exemple américain.» (Damien Lacombe, porte-parole du Collectif Amalté).

 

Un dispositif urgent à déployer et à forte valeur sociale et économique

 

Concrètement, le PSAN permettrait :

  • De sécuriser un budget alimentaire minimum de 100€ par mois pour les plus précaires,
  • De renforcer de 100 millions d’euros par an les budgets des associations d’aide alimentaire confrontées à une demande croissante et à l’inflation des prix des aliments,
  • De sécuriser le rôle stratégique de l’alimentation dans notre Société et dans notre Économie,
  • De participer, par son financement, à rendre plus vertueux et responsables les comportements d’investissement purement spéculatifs sur les marchés-actions.

« Pour de nombreux ménages, l’alimentation est devenue la variable d’ajustement des revenus. Le PSAN, c’est la garantie de sanctuariser ce droit fondamental : manger à sa faim, dignement, chaque mois », rappelle Damien Lacombe, porte-parole du Collectif Amalté.

 

Informations et contact : 

 

Amalté est un collectif apolitique et non partisan qui a pour objectif de réunir tous les acteurs qui, par leurs expertises, leurs idées, leurs valeurs et leurs ressources souhaitent renforcer les actions aujourd’hui conduites pour lutter contre la précarité alimentaire, et promouvoir la création d’une politique effective d’aide alimentaire interne en France et en Europe. 

 

Plus d’informations sur www.collectifamalte.org

 

Bastien Gibert (secrétaire général) : bastien.gibert@collectifamalte.org


 


[1] RSA, AAH, ASS, ASI, Minimum Vieillesse

[2] Sur la base uniquement des supports actions, comme cela est en vigueur actuellement.

[3] y compris les frais administratif et de gestion liés à la création et à son fonctionnement